
Le déclin actuel des espèces animales et végétales est
annoncé comme étant la sixième grande vague d’extinction, la dernière datant du
début du Jurassique par une extinction massive d'espèces, où le taux
d’extinction s’est élevé à 90 %.
Aujourd’hui il est plus qu’urgent d’agir.
Une des solutions consiste à acquérir des espaces naturels
pour y préserver leur faune et leur flore. Acquérir un espace naturel, c'est le
protéger à jamais. Pour agir cliquez ici.
~~~~~~~~~~~~~~
Une espèce de reptiles et d’amphibiens sur cinq
risquent de disparaître de France métropolitaine selon la Liste rouge des
espèces menacées.
Les nouvelles évaluations réalisées par le
Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat
avec la Société herpétologique de France, montrent que 7 espèces de reptiles
sur 37 et 7 espèces d’amphibiens sur 34 sont actuellement menacées sur le
territoire métropolitain. Sans une action efficace, ces chiffres pourraient
doubler dans les années à venir.
Document complet en format PDF : Nouvelles_évaluations_2008
~~~~~~~~~~~~~~
Qui
cueille une fleur dérange une étoile.

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Proposition d’un protocole d’hygiène pour réduire les risques de
dissémination d’agents infectieux et parasitaires chez les amphibiens lors
d’intervention sur le terrain.
Fichier PDF
Protocole_hygiene_amphibiens_intervention_terrain_ 2007
Expositions / Congrès / Divers
Salamandre
tachetée (Salamandra salamandra terrestris) adulte. Photo Joël
GAUTHIER
Actualités récentes
Actualités dans le département du Var (83)
Nouvelle station de
Pélobate cultripède. Mai 2009.
Le golf de Vidauban menacé
de démolition. Juillet 2009.
Actualités en France
Massacre à la
française en Nouvelle-Calédonie. Janvier 2009.
Mercantour : les
Alpes-Maritimes renoncent à un sentier pédestre controversé. Janvier 2009.
Borloo pas pressé de
fermer la chasse aux oiseaux. Janvier 2009.
Actualités dans le monde
En Europe, la nature
disparaît à un rythme inquiétant. Mai 2009.
Bundanoon, petite
cité australienne, bannit les bouteilles d'eau en plastique. Juillet 2009.
Actualités dans le département du Var (83)
Nouvelle station de Pélobate cultripède. Mai 2009.
Après la découverte des premiers têtards de Pélobate cultripède (Pelobates
cultripes) sur une mare située sur la commune de Gonfaron en 2005 par
Laurenç MARSOL (ONF Var), suivi de mes obs la même année, j’y suis retourné cette
année le jeudi 21 mai 2009 en compagnie d’Olivier LEBLANC et d’André SALA. Nous
y avons constaté un nombre très important de têtards mesurant en moyenne 6 à 8
cm. La mare étant à son niveau d’eau maximum, il ne nous a pas été possible
d’en faire le tour. Nos obs concernent uniquement la partie endiguée, ce qui
laisse présager des milliers de têtards.
Nous avons donc une nouvelle station de Pélobate cultripède dans
le département du Var.
Joël GAUTHIER, président de l’association
Reptil’Var.
Le golf de Vidauban menacé de démolition.
Juillet 2009.
Vidauban : le golf et ses maisons.
Robert Giraudo en piaffe d'impatience. Le long combat de son
association, l'Apevv (1) et du collectif pour la plaine des Maures touche
peut-être à sa fin. « Nous n'avons jamais été aussi près de la démolition. Une
situation illégale va prendre fin », se réjouit cet opposant têtu, en
brandissant l'arrêt de la Cour de cassation. Rendu le 1er juillet, ce dernier
annule celui de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (octobre 2007), qui refusait
la destruction du golf.![]()
En clair, les magistrats parisiens renvoient la SARL « Les
greens de Vidauban », propriétaires du site, à la case départ, c'est-à-dire au
jugement du tribunal de grande instance de Draguignan. Lequel condamnait tout
simplement les aménageurs à « remettre le site en l'état initial ».
800 villas et trois parcours
En démolissant le hameau témoin, les murs, les routes, la
clôture, le club-house. Sans oublier « l'abandon pur et simple de l'entretien
du golf ». Rien que ça. « La remise en état des lieux est désormais quasi
inéluctable », assure M. Giraudo.
Le golf de Vidauban est l'enjeu d'un bras de fer depuis vingt
ans entre promoteurs immobiliers et défenseurs de l'environnement. En mars
1977, l'État signe la plus grande ZAC (zone d'aménagement concerté) golfique
d'Europe. Sur 11 000 hectares, au cœur de la verte plaine des Maures, le projet
du Bois de Bouis prévoit 3 parcours de 18 trous, 800 villas, 3 hôtels
internationaux, une quarantaine de tennis, une hélistation, etc. 263 000 m2 de
plancher au total.
La ZAC somnole jusqu'en 1987, lorsqu'un procès-verbal pour
défrichement illégal est dressé à l'encontre de la société immobilière ayant
entrepris la construction du golf. Une amende clôturera l'affaire. Puis plus
rien, jusqu'en 1991 : le hameau témoin, style néoprovençal, d'une quinzaine de
maisons sort alors de terre. Il est même inauguré par Maurice Arreckx,
président du conseil général.
Mais au milieu de la folie golfique qui gagne le Var, « certains
commencent à être conscients de la richesse écologique de la plaine des Maures.
Les premiers inventaires scientifiques font état d'un environnement
exceptionnel », raconte Robert Giraudo. Son association naît en 1991, avant
d'en rejoindre d'autres dans un collectif pour la défense de la plaine des
Maures.
À partir de cette date, la bataille fait rage devant la justice.
Condamnation à démolir en 2004, annulée trois ans plus tard.
« Victoire des citoyens spoliés »
De son côté, le tribunal administratif de Nice finit par annuler
le projet de ZAC en 2006, considérant qu'il mettait en danger « la richesse
écologique et paysagère ». Cette victoire en cassation ? « Pour une fois, le
pot de terre a vaincu le pot de fer », commente M. Giraudo. Contre le « pouvoir
de l'argent », cet employé de banque a le sentiment d'avoir dressé « celui des
militants associatifs, d'avocats, de scientifiques, qui ne pouvaient pas
laisser faire un tel massacre ».
Et de conclure, sûr de la justesse de son combat : « Sans les
associations, ça en serait fini de la plaine des Maures. Aujourd'hui, la
justice a choisi son camp. Cette victoire, c'est celle de tous les citoyens
spoliés ».
Robert Giraudo rêve maintenant de voir disparaître au plus vite
les grillages ceinturant le terrain « qui bloquent les tortues » et les maisons
plantées dans la nature, ainsi que le golf s'étalant insolemment en cet été.
Pour que la nature reprenne ses droits. Sauf si les promoteurs, qui font appel,
gagnent une nouvelle manche. Le feuilleton continue.
APEVV : Association de protection de l'environnement de Vidauban
et du Var. Le collectif de la plaine des Maures rassemble une quarantaine
d'associations locales ou nationales, comme la société nationale de protection
de la nature (SNPN), WWF, etc.
Source : Catherine AUBRY Journal Var-Matin
du 22 juillet 2009.
La
Plaine des Maures a été classée en réserve naturelle nationale par le décret
n° 2009-754 du 23 juin 2009 (journal officiel du 24 juin). Juillet 2009.
Il s’agit de la première réserve du département du Var et de la
163 ème réserve naturelle nationale.
La Plaine des Maures s’étend sur une surface de plus de 13 000
ha. Elle est limitée au nord et à l’ouest par des collines calcaires, tandis
qu’au sud et à l’est, les crêtes septentrionales du Massif des Maures encadrent
le site.
Les 5276 ha classés en réserve naturelle nationale constituent
le noyau central de cet espace naturel et s’étendent sur cinq communes :
La Garde-Freinet, Le Cannet-des-Maures, Le Luc-en-Provence, Les Mayons et
Vidauban.
Unique en France, ce territoire renferme une biodiversité
exceptionnelle en région méditerranéenne, ainsi qu’un paysage de grande valeur.
La diversité d’habitats naturels en mosaïque (chênaies, pinèdes, pelouses,
mares temporaires, maquis, dalles de grès, prairies…) constitue des milieux
favorables à un grand nombre d’espèces patrimoniales remarquables, voire
menacées.
A ce dernier titre, la
nouvelle réserve permet de confirmer les engagements internationaux de la
France en faveur d’une espèce particulièrement menacée : la Tortue
d’Hermann. La Plaine des Maures constitue en effet le noyau provençal le plus
important de la Tortue d’Hermann, qui n’est plus présente en France que dans le
Var et en Corse et qui fait l’objet d’un plan national d’actions.
Ce périmètre s’inscrit également dans le site Natura 2000
composé du Site d’Importance Communautaire « la Plaine et le Massif des
Maures » et de la zone de protection spéciale « Plaine des
Maures ».
La réglementation prévue a été adaptée aux enjeux et spécificités
du territoire de la Plaine des Maures, afin de prendre en compte les activités
humaines qui ont contribué à façonner et préserver ce territoire. Elle
permettra leur maintien et leur évolution vers des pratiques encore plus
durables et respectueuses du patrimoine naturel.
Le classement de la Plaine des Maures en réserve naturelle
nationale est un pas de plus dans la mise en œuvre de l’engagement pris dans le
cadre du Grenelle Environnement de renforcer le réseau des espaces fortement
protégés en France, dans l’objectif de couvrir d’ici 10 ans 2% du territoire
terrestre métropolitain.
Source : http://www.ecologie.gouv.fr/La-premiere-reserve-naturelle.html
Actualités en France
Massacre
à la française en Nouvelle-Calédonie. Janvier 2009.
Imaginez, un instant seulement, que nous ne soyons pas les
personnages d’une grandiose farce médiatique. Une seconde, le temps de lire ce
qui suit. Les associations écologistes dûment agréées - France Nature
Environnement, LPO, WWF, Greenpeace, Fondation Hulot - n’auraient pas vendu
leur âme à monsieur Sarkozy en échange de risettes. Le Grenelle de
l’Environnement, l’une des plus belles entourloupes que je connaisse, n’aurait
pas eu lieu. Bref, rêvons un court moment.
Alors, une grande bataille commencerait aussitôt. Alors, une
pétition de deux à trois millions de signatures au moins flamberait d’un bout à
l’autre du pays. Des milliers d’activistes, au lieu de pratiquer du matin au
soir le fundraising et autres fundmailing lists *, qui transforment les hommes
en spectateurs de la destruction du monde, sauteraient d’une cage d’escalier à
l’autre pour alerter sur une énorme, HÉNAURME - merci, cher vieux Jarry -
saloperie française.
Je veux parler de la Nouvelle-Calédonie, qui est à nous, puisque
c’est écrit dans les livres. La Nouvelle-Calédonie est ce que l’on appelle un «
point chaud » ou hot spot de la biodiversité mondiale. Brûlant, même. La notion
de hot spot n’est pas une guignolade de plus. Le biologiste Norman Myers l’a
introduite dans l’univers scientifique en 1988 en croisant trois données : la
richesse en espèces d’un territoire, sa surface, et les menaces que les hommes
lui font subir. Et Myers a retenu dans son classement mondial dix-huit « points
chauds ». Dix-huit pour la planète entière, dont la Nouvelle-Calédonie.
Étonnant, n’est-il ? Cette île du Pacifique ne fait après tout
que 18 000 km2 environ, soit trois fois le département de la Corrèze. Ce n’est
donc pas une immensité, je crois que nous serons d’accord. Et pourtant, cette
île est « notre » archipel des Galápagos, une merveille si impressionnante que
j’en frissonne un peu en écrivant son nom.
Pour bien comprendre, considérons ensemble l’histoire,
géologique s’il vous plaît. Vestige de l’ancien continent appelé le Gondwana,
dont elle s’est séparée il y a 70 millions d’années, la Nouvelle-Calédonie a
embarqué au cours de sa lente dérive une sorte d’Arche de Noé de la flore de
cette lointaine existence. Certains pensent qu’elle a pu être engloutie à
certaines époques, d’autres qu’elle a toujours eu au moins une partie émergée,
ce qui expliquerait qu’elle ait conservé de telles reliques du temps des
dinosaures. Pendant un temps immensément long, la Nouvelle-Calédonie a vécu
dans un isolement complet.
Presque complet. Certaines espèces de la faune et de la flore
ont pu atteindre les côtes kanakes depuis l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.
Mais pour l’essentiel, l’héritage provient du Gondwana. Des espèces, mais aussi
des genres, et mêmes des familles - au sens taxonomique - n’habitent que la
Nouvelle-Calédonie. Elles sont dites endémiques : on ne les trouve nulle part
ailleurs sur terre. J’arrête là le cours, ou plutôt je l’abrège : parmi ces
merveilles, l’Amborella, vieille d’au moins 130 millions d’années et considérée
souvent comme la plus archaïque des plantes à fleurs sur terre. Donc, une
merveille comme on n’en retrouvera jamais, quoi qu’on fasse. Quoi que veuille
notre immense Nicolas Sarkozy. Et elle est saccagée d’une manière innommable et
scandaleuse. Par nous, les Français qui aimons tant donner des leçons à
l’univers. Cela n’a pas commencé avec la droite, pensez, et cela ne s’arrêtera
pas à son départ. Le nickel, cette malédiction, est en train de détruire ce que
l’évolution a mis des millions d’années à imaginer, dans sa folie créatrice.
Le nickel. La Nouvelle-Calédonie contient environ 20 % des
réserves mondiales. Un Eldorado pour transnationales. Un enfer pour la nature.
Je viens de recevoir une étude passionnante de deux chercheurs, Bertrand Richer
de Forges et Michel Pascal. Elle a paru dans Le Journal de la Société des
Océanistes, mais ne sera mise en ligne qu’en 2011 (ici). D’ici là, je crains qu’il ne faille me faire confiance
sur son contenu. Que révèlent ces deux vaillants chercheurs - je les salue, ils
le méritent - sur le drame en cours ? D’abord, la stupide exploitation
forestière a fait disparaître, en un siècle, les deux tiers de la couverture
d’origine. Combien d’espèces à jamais disparues ? Des centaines, des milliers ?
Ensuite, l’exploitation minière, dont les sites mais aussi les
prospections fragmentent et font disparaître des habitats entiers. La
Nouvelle-Calédonie est en effet le paradis du micro-endémisme. Une espèce
unique au monde peut exister sur seulement quelques km2. Une piste, un trou
suffisent à la condamner à mort. La seule mine de Goro, au sud, a conduit à la
destruction des habitats sur plusieurs dizaines de km2, et les zones
potentiellement perturbées au sud d’une ligne Yaté-Mont Dore pourraient
atteindre 600 km2. Le bilan général est pour l’heure impossible à faire, mais
il est épouvantable. La France, notre pays, commet l’irréparable. Je vous livre
quelques mots de la conclusion de Richer de Forges et Pascal, qui se passent de
tout commentaire : « On est bien loin de la “ bonne gouvernance” prônée par le
Grenelle de l’environnement. Il faut, en effet, beaucoup de cynisme pour
qualifier ces exploitations minières de “développement durable” car il n’y a
rien de moins durable que les espèces qui disparaissent de la planète ! ».
Je vous le dis, je vous en prie, si vous pouvez, criez. Hurlez.
TOUT DE SUITE.
* il s’agit de méthodes marketing qui permettent de lever des
fonds auprès des particuliers. Par démarchage, notamment électronique, par la
grâce d’Internet. Avec variantes jusque sur les places publiques. Le résultat
est connu : des milliers de gens paient pour regarder des salariés (et quelques
bénévoles) d’ONG mimer la contestation du monde. Faut-il applaudir ce triomphe
du spectacle et de la délégation ?
Source : Planète sans visa, Fabrice
NICOLINO
http://fabrice-nicolino.com/index.php
Mercantour
: les Alpes-Maritimes renoncent à un sentier pédestre controversé. Janvier
2009.
Le conseil général des Alpes-Maritimes fait machine arrière sur
les Balcons du Mercantour. A l'occasion d'une réunion de concertation à Nice,
vendredi 23 janvier, le nouveau président UMP du conseil général des
Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, en présence de son prédécesseur et initiateur de
l'idée, Christian Estrosi, a semblé renoncer au projet initial de création d'un
itinéraire de prestige de randonnée pédestre en haute altitude.
Fin août 2008, Christian Estrosi avait annoncé le lancement du
chantier de cet itinéraire de 140 Km de long, accessible à un large public de
randonneurs et empruntant des sentiers panoramiques de 2 000 à 2 700 mètres
d'altitude. Le qualifiant de "produit d'appel accessible à tout un
chacun", M. Estrosi précisait que les Balcons du Mercantour avaient pour
vocation d'être reconnus internationalement "à l'image du tour du mont
Blanc, de Chamonix-Zermatt, des Dolomites ou des fjords de Norvège".
Les opposants au projet, estimé à 20 millions d'euros,
reprochaient au conseil général d'avoir opté pour une politique de fait
accompli. Le tracé du sentier n'a été accompagné d'aucune consultation
préalable ni du comité scientifique du parc ni d'aucune association de
protection montagnarde. Face à cette levée de boucliers, le département avait
suspendu les travaux, fin septembre 2008, et lancé une consultation. Engagée le
10 octobre, celle-ci devait s'achever en avril 2009.
Qualité environnementale :
Un collectif Vigilance Mercantour avait présenté un projet
alternatif. Il prévoit le développement économique des vallées, touristique
mais également agricole, le renoncement à toute construction de refuges (six
étaient initialement prévus), et enfin une large utilisation des sentiers
italiens. Ce collectif avait reçu le soutien de Yann Arthus-Bertrand, qui
l'encourageait, dans un courrier, "à poursuivre ses démarches
d'observation, de concertation et de mobilisation dans le souci commun de
préserver le Mercantour".
Trois mois après le lancement de la concertation, Christian
Estrosi a créé la surprise, vendredi. "La confiance avec les différents
partenaires a été restaurée à 90 %. Je veux du 100 %. Sinon, on arrêtera tout",
a-t-il indiqué. "Vos choix seront respectés. Nous allons travailler le
temps qu'il faudra pour concilier deux objectifs, la préservation de la qualité
environnementale du massif et le développement du haut pays", a promis
Eric Ciotti au collectif.
Ces déclarations ont aussitôt été comprises comme un renoncement
total au projet initial. "Un vrai dialogue s'est mis en place dans le
respect de l'autre, s'est félicité son porte-parole Eric Teisseire, tandis que,
plus direct, le président du parc du Mercantour, Gaston Franco, chargé de
piloter la concertation, indiquait : "La voie est tracée, le projet
initial retiré. A nous d'en bâtir un nouveau."
L'avenir des "Balcons du Mercantour" semble cependant
plus qu'incertain.
Source : Paul Barel.
Borloo
pas pressé de fermer la chasse aux oiseaux. Janvier 2009.
Fin juillet 2008, les principales associations de
chasseurs et d’écologistes (1), du moins reconnues comme telles par le
gouvernement, signaient un accord
qualifié d’historique par le ministère de l’écologie. Présenté comme un compromis, adopté grâce à des
concessions de part et d’autre, le texte faisait toutefois la part belle au monde
de la chasse, notamment avec des ouvertures encore plus anticipées que l’année
passée pour certaines espèces.
Aujourd’hui, sans accord des différentes parties, le
ministère de l’écologie a publié des dates de fermetures s’étalant entre le
31 janvier et le 20 février, suivant les espèces. En conséquence,
c’est un 'gain' de près de 3 semaines de chasse supplémentaires. A ce titre,
les chasseurs affichent une certaine satisfaction tandis que les associations
ont commencé (ASPAS, etc.) à se pourvoir devant le Conseil d’Etat, arguant que
cette décision du ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, place une nouvelle
fois la France hors la loi.
En effet, la directive européenne 'oiseaux' impose une protection
complète des oiseaux durant la nidification, la reproduction et la dépendance
des jeunes, ainsi que durant la période du trajet de retour des espèces
migratrices vers leur lieu de nidification. Ainsi, en annonçant ces dates de
fermetures, J.L Borloo renoue avec la pratique qui veut que la France se place
en infraction régulière de la 'directive oiseaux' qu’elle a ratifiée en 1979.
Globalement, la chasse aux canards comptera 10 jours de
plus que l’année dernière, tandis que pour les limicoles, oiseaux 'de vase',
les tirs se termineront 8 jours plus tard que l’année passée (voir le détail
exact par espèce ci-dessous).
Au final, on peut estimer que la table ronde chasse,
initiée à la suite du Grenelle de l’environnement, se termine par un fiasco pour
les associations nature qui y ont siégé, avec une période de chasse aux oiseaux
migrateurs en hausse significative et des fermetures échelonnées, par groupe
d’espèces, toujours très néfastes à la protection des oiseaux de par le
dérangement occasionné par la chasse. Un bilan qui apparaît fort lourd après l'adoption d'une
évolution de la loi chasse en décembre dernier.
Source Univers-nature Pascal Farcy. http://www.univers-nature.com/
1 - Fédération Nationale des Chasseurs (FDC), Association
Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau (ANCGE), Fédération des Associations de
Chasseurs en Europe (FNAE), France Nature Environnement (FNE), Ligue pour la
Protection des Oiseaux (LPO), Fondation Nicolas HULOT ((FNH), Ligue ROC,
comité français de l’Union Mondiale pour la Nature ainsi que Des représentants
des territoires ruraux (agriculteurs et forestiers).
2 - Vanneau huppé : 31 janvier ;
- Barge rousse, Bécasseau maubèche, Bécassine des marais,
Bécassine sourde, Chevalier aboyeur, Chevalier arlequin, Chevalier combattant,
Chevalier gambette, Courlis corlieu, Huîtrier pie, Pluvier doré, Pluvier
argenté : 8 février ;
- Oie cendrée, Oie des moissons, Oie rieuse : 1er
février ;
- Canard colvert, Canard chipeau, Alouette des champs : 31
janvier ;
- Canard pilet, Canard siffleur, Canard souchet, Sarcelle
d'été, Sarcelle d'hiver, Eider à duvet, Fuligule milouin, Fuligule milouinan,
Fuligule morillon, Harelde de Miquelon, Macreuse noire, Macreuse brune, Nette
rousse, Foulque macroule, Poule d'eau, Râle d'eau : 10 février ;
- Pigeon biset, Pigeon colombin, Pigeon ramier : 10
février ;
- Merle noir, Grive litorne, Grive musicienne, Grive
mauvis, Grive draine : 10 février ;
- Caille des blés, Bécasse des bois, Tourterelle turque,
Tourterelle des bois : 20 février ;
Par exception, la chasse des pigeons ramiers est autorisée
du 11 au 20 février, à poste fixe matérialisé de main d'homme :
Dans le département du Gers, où elle ne peut être
pratiquée pendant cette période qu'au tir au posé dans les arbres à l'aide
d'appelants vivants ;
- dans les départements de l'Ariège, de l'Aveyron, de la
Dordogne, de la Haute-Garonne, de la Gironde, des Landes, du Lot, de
Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, du Tarn et de
Tarn-et-Garonne, où elle ne peut être pratiquée pendant cette période qu'au
posé dans les arbres à l'aide d'appelants vivants ou artificiels ;
- dans les départements des
Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l'Aude, des
Bouches-du-Rhône, de la Haute-Corse, de la Corse-du-Sud, du Gard, de l'Hérault,
de la Lozère, des Pyrénées-Orientales, du Var et de Vaucluse.
Par exception, la chasse des grives litorne, musicienne, mauvis
et draine, ainsi que celle du merle noir, ferme le 20 février dans les
départements et les cantons qui suivent : Alpes-de-Haute-Provence,
Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche (cantons de Bourg-Saint-Andéol, des
Vans, de Vallon-Pont-d'Arc), Aude, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Haute-Corse,
Corse-du-Sud, Drôme (dans les cantons de Pierrelatte,
Saint-Paul-Trois-Châteaux, Grignan, Nyons, Buis-les-Baronnies, Séderon,
Rémuzat, La Motte-Chalançon, Luc-en-Diois, Châtillon-en-Diois), Gard, Hérault,
Lozère, Pyrénées-Orientales, Tarn, Var et Vaucluse. Sur ces territoires, la
chasse des grives et du merle ne peut être pratiquée du 11 au 20 février qu'à
poste fixe matérialisé de main d'homme.
Actualités dans le monde
En
Europe, la nature disparaît à un rythme inquiétant. Mai 2009.
Faire un bilan est toujours risqué. Stavros Dimas, le
commissaire européen à l'environnement, s'est prêté à l'exercice à Athènes, les
27 et 28 avril, devant la fine fleur des experts de la biodiversité. Ce bilan
ne s'imposait pas seulement parce que le mandat de la Commission arrive à
échéance dans quelques semaines, mais aussi parce qu'il y a sept ans, la
communauté internationale s'était fixé rendez-vous en 2010 - autant dire demain
- pour mesurer les progrès accomplis en matière de lutte contre la disparition
des espèces et la dégradation des écosystèmes constatées sur tous les
continents.
L'objectif avait été adopté par les Nations unies, mais l'Union
européenne (UE) avait choisi de se montrer encore plus ambitieuse en
s'engageant à "stopper l'érosion de la biodiversité" à l'horizon
2010. L'état des lieux dressé par Jacqueline McGlade, la directrice exécutive
de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), montre qu'un peu de prudence
aurait évité aux Européens de devoir assumer aujourd'hui un véritable échec.
"L'objectif de 2010 ne sera pas atteint et la biodiversité européenne demeure
très fortement menacée", a-t-elle confirmé.
De 40 % à 70 % des espèces d'oiseaux et de 50 % à 85 % des
habitats dans lesquels se déploient la faune et la flore européennes se
trouvent ainsi dans "une situation de conservation critique", selon
les chiffres d'un rapport que l'AEE s'apprête à publier.
A-t-on au moins réussi à ralentir la cadence à laquelle la
nature dépérit sous l'effet de la fragmentation du territoire, de l'extension
des villes, des routes et de l'intensification de l'agriculture ? Le débat reste
ouvert.
"Au niveau mondial, la moitié de la nature a disparu depuis
l'ère préindustrielle et elle recule encore au rythme de 1 % par an. C'est
peut-être moins en Europe depuis la création de Natura 2000", avance
Andrew Balmford, professeur à l'université de Cambridge (Royaume-Uni). Avec ses
25 000 sites couvrant 17 % du territoire européen, Natura 2000 constitue le
premier réseau d'aires protégées au monde. Mais cette vitrine a surtout
vocation à préserver les espèces dites "remarquables", pas la biodiversité
que l'on pourrait qualifier d'ordinaire, sur laquelle repose l'essentiel des
services rendus par les écosystèmes.
En 2006, l'UE a adopté un plan d'action pour la protection de la
biodiversité. La mise en oeuvre n'a pas suivi. "Ce plan n'a aucun caractère
contraignant. C'est sa grande faiblesse. Sans menaces de sanctions, il est
illusoire de penser que les gouvernements ou les acteurs économiques prendront
en compte la biodiversité", remarque Tony Long, représentant du Fonds
mondial de la nature (WWF).
Les scientifiques font aussi leur mea culpa : "Nous n'avons
pas réussi à démontrer pourquoi la sauvegarde de la biodiversité est si
importante", a reconnu John Hutton, du Programme des Nations unies pour
l'environnement (PNUE). Alors que, grâce au travail du Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), à celui de l'économiste
britannique Nicholas Stern et à l'engagement de l'ancien vice-président
américain Al Gore, le changement climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial,
la crise de la biodiversité reste dans l'ombre. Et peu d'hommes politiques en
ont saisi la gravité.
"Nous n'avons pas un indicateur simple - la hausse des
températures ou la concentration du CO2 dans l'atmosphère - pour nous alerter.
Nous n'avons pas non plus de scénarios nous mettant en garde contre les risques
à franchir certains seuils, explique Lucien Chabason, de l'Institut du
développement durable et des relations internationales (Iddri). Enfin, nous
n'avons pas encore vécu d'épisodes comme Katrina ou la canicule de 2003 pour
aider à la prise de conscience du problème." Certains phénomènes
commencent cependant à frapper les esprits, tels l'effondrement des stocks de
poissons ou la mortalité massive des abeilles.
"Le changement climatique et la perte de biodiversité sont
intimement liés, ces deux crises doivent être traitées avec la même
importance", a plaidé Stavros Dimas. Les écosystèmes jouent en effet un
rôle majeur dans la régulation du climat. Les experts estiment qu'ils absorbent
la moitié des émissions de gaz à effet de serre émis par l'homme.
A Athènes, la Commission et les scientifiques ont appelé les
Européens à redoubler d'efforts et à se doter, secteur par secteur -
agriculture, équipements, aménagements du territoire, etc. -, d'objectifs
chiffrés qui permettront réellement d'enrayer la destruction de la nature.
Bruxelles devrait lancer prochainement une campagne pour sensibiliser les
citoyens européens. En 2007, 75 % d'entre eux ignoraient la signification du
mot biodiversité, selon un sondage réalisé pour la Commission.
Source : Le Monde électronique du 05.05.09.
Laurence Caramel.
La communauté internationale ne parvient pas à freiner
l'érosion accélérée de la biodiversité. 02 juillet 2009.
C’est le tableau le plus exhaustif de l'état de la biodiversité
planétaire, brossé tous les quatre ans par l'Union mondiale pour la
conservation de la nature (UICN), et il
n'est pas brillant. Son édition 2009, publiée jeudi 2 juillet, confirme
l'effondrement du nombre des espèces à un rythme cent à mille fois plus rapide
que lors des grands épisodes d'extinction du passé.
"Nous ne pouvons que constater que la communauté
internationale, qui, en 2002, avait fixé pour objectif de freiner cette
tendance d'ici à 2010, a échoué" note Jean-Christophe Vié, l'auteur
principal du rapport.
Le diagnostic de l'UICN se fonde sur l'observation de 45 000
espèces animales et végétales, réunies sur une "Liste rouge" qui, au
fil des ans, s'est imposée comme une référence.
C'est un petit échantillon : les experts estiment qu'il existe
15 millions d'espèces, dont 1,8 million seulement ont été décrites. Mais
"à chaque fois que nous menons des enquêtes plus poussées sur une espèce
spécifique, la tendance globale se confirme", explique Sébastien Moncorps
du comité français de l'UICN.
UN OISEAU SUR HUIT, UN MAMMIFÈRE SUR QUATRE
Sur 45 000 espèces, 16 928 sont menacées d'extinction, soit un
oiseau sur huit, un mammifère sur quatre et un amphibien sur trois.
Derrière ces tendances globales, le rapport s'attarde sur le
sort des espèces menacées utilisées par l'homme pour son alimentation ou pour
la médecine traditionnelle. Pour conclure à une situation encore plus critique
: "36 % des mammifères consommés par les hommes sont en danger, contre 21
% en moyenne", souligne Jean-Christophe Vié en pointant la menace que cela
constitue pour la sécurité alimentaire.
Les auteurs du rapport ont par ailleurs essayé d'évaluer
l'impact futur du changement climatique. Si la plupart des espèces de la Liste
rouge sont sensibles au réchauffement, un plus grand nombre d'espèces,
aujourd'hui considérées en bon état de conservation, seront, selon eux,
gravement touchées par la transformation de leur environnement.
"L'étendue des espèces sensibles a de quoi faire
frémir", observe M. Vié. Aujourd'hui, la destruction des habitats liée à
la poussée urbaine et à l'intensification de l'agriculture, la surexploitation
et la présence d'espèces invasives restent les principales causes de l'érosion
de la biodiversité.
Dans ce panorama, l'UICN trouve cependant une raison d'espérer.
Les actions de protection se multiplient au niveau local. En quelques années,
elles ont, par exemple, permis à l'Eléphant d'Afrique, au Bison d'Europe, au
Zèbre de montagne, au Cheval de Prévalsky, au Rhinocéros unicorne d'Inde ou au
Tamarin lion noir du Brésil de sortir de la spirale du déclin.
"C'est bien, mais pour éviter la crise d'extinction, il
faut aller plus loin et plus vite", conclut l'organisation.
Laurence Caramel.
Cistude
d'Europe (Emys orbicularis) juvénile. Photo Joël GAUTHIER
Livres récents
Atlas de répartition des reptiles et
amphibiens de l'Indre

Auteur : Pierre BOYER et Romuald DOHOGNE. Ed :
Indre Nature, 2008, 160 pages. http://www.indrenature.net/actu/atas_h.html
Sur un schéma classique, Répartition, Habitats, Période
d'activité, Menaces, Évolution, c'est une synthèse sur les Reptiles et
Amphibiens dans l'Indre (17 espèces d'amphibiens et les 11 de reptiles).
Résultat de l'accumulation et du traitement de plus de
10 000 données sur 10 ans. Il présente de nombreuses monographies sur les
habitats, l'évolution des espèces, les menaces, etc...